Héritage Historique et Généalogique Familial

The Gazette July, 26, 1899

La Traduction francaise suit juste apres ce texte original :

LAKE ST. JOHN DISTRICT

Société Nationale de Colonisation Is Making Considerable Headway

Mr. L.E. Carufel, secretary of the Société Nationale de Colonisation, has reached the city after an interesting visit to the Lake St. John district, where he remarked the greatest possible advancement in the agricultural efforts of the new settlers.
Mr. Carufel, some time ago, conceived the idea of visiting the different colonization centers of the province of Quebec, also to take with him a practical agriculturalist, and have the latter who would be thoroughly impartial and disinterested, take notes of the several places gone over, and have a resume of the same prepared for the Paris Exhibition of 1900. This is now being done. The gentleman selected was Mr. Telesphore B.T. Decarie, of Notre-Dame-de-Grâce, who pays his own way and gives his experience and time for the benefit of the colonization movement of his native province.

When all these trips were accomplished, Messrs. Carufel and Decarie will have visited Lake St. John, the Metapedia Valley, Gaspé, Témiscamingue, and Le Nord. Yesterday, Mr. Carufel told of what he had seen in the new parishes on the shores of Lake St. John where fourteen or fifteen new settlements have been brought to a high state of cultivation in a comparatively short space of time.

One very pleasing state of affairs in that district is the fact that no one left Lake St. John for the States during the present year, and in fact, the men are so well satisfied tilling their farms that sufficient hands cannot be had to man the different milling establishments of the district. Mr. Scott. of the Roberval mills, has debuted Mr. Carufel to secure him fifty good men from the outside, as they cannot be found in that neighborhood.

The two centres of colonization on the Lake St. John at the present time are Honfleur on the east side of the lake and about eight miles from the mouth of the Peribonca River. This new parish of Honfleur, which was founded but a year ago, gives promise of being a very prosperous community. The soul of the settlement here is a rich French-Canadian of the name of Louis Dionne, who made his money manufacturing starch at Acadia, Me. He is delighted with the splendid soil of Honfleur, and already about fifteen families from the state of Maine have followed their enterprising fellow countrymen to this northern land of Canada, and as many more will come next year.There is a splendid water power at Honfleur, where there are smart falls, and here, on the Peribonca, Mr. Dionne will erect a plant for the manufacturing of starch in his new home. The locality is a very fine one, well-wooded, and level, and several of the leading citizens of Quebec have purchased lots, the land selling at thirty cents an acre. The clearing operations being carried rapidly and on quite an extensive scale.
It is just below the new parish of Honfleur, on the Peribonca, where the newcomers from Detroit were located a couple of years since, and although a few of them became dissatisfied, and left two-thirds of them remained and are now perfectly satisfied with their lot under the British flag, enjoying the free institutions of their native Canada.

The second centre of the colonization movement on the Lake St. John is on the mistissini. some seventeen miles from the mouth of the river, and on the northwest side of that great inland sea. Here, a church had been erected, schools are in full operation, and a general air of prosperity and general contentment reigns along the euphonic Mistassini. There are three cheeseand one butter factory in the Lake St. John country, and the dairy industry of the region has assumed very extensive proportions, while the local market is also very important.
Mr. Carufel denies the story stated some time since that the authorities had conceived the plan of locating a colony of Doukhobors around Lake St. John. Consequently, Mr. Tardivel is losing his time in writing the criticisms wich have quite recently appeared in La Verite, of Quebec. Tourists he adds still flock in large numbers to Lake St. John, and Mr. Beemer’s hotel at Roberval is as popular as ever.


traduction francaise

The Gazette July, 26, 1899

DISTRICT DU LAC SAINT-JEAN

La Société Nationale de Colonisation fait des progrès considérables

M. L.E. Carufel, secrétaire de la Société Nationale de Colonisation, est revenu en ville après une visite intéressante dans le district du Lac Saint-Jean, où il a remarqué les plus grands progrès possibles dans les efforts agricoles des nouveaux colons.

M. Carufel, il y a quelque temps, a eu l’idée de visiter les différents centres de colonisation de la province de Québec, et d’emmener avec lui un agriculteur praticien, et de demander à ce dernier, qui serait parfaitement impartial et désintéressé, de prendre des notes sur les différents endroits visités, et de préparer un résumé de ces derniers pour l’Exposition de Paris de 1900. C’est en cours de réalisation. Le gentleman choisi fut M. Telesphore B.T. Decarie, de Notre-Dame-de-Grâce, qui paie ses propres dépenses et offre son expérience et son temps au profit du mouvement de colonisation de sa province natale.

Une fois tous ces voyages accomplis, MM. Carufel et Decarie auront visité le Lac Saint-Jean, la vallée de la Matapédia, la Gaspésie, le Témiscamingue et le Nord. Hier, M. Carufel a raconté ce qu’il avait vu dans les nouvelles paroisses sur les rives du Lac Saint-Jean où quatorze ou quinze nouvelles colonies ont été amenées à un haut niveau de culture en un laps de temps relativement court.

Un état de fait très agréable dans ce district est le fait que personne n’a quitté le Lac Saint-Jean pour les États cette année, et en fait, les hommes sont tellement satisfaits de cultiver leurs fermes qu’il n’y a pas assez de bras pour faire fonctionner les différents établissements de meunerie du district. M. Scott, des moulins de Roberval, a demandé à M. Carufel de lui trouver cinquante bons hommes de l’extérieur, car ils ne peuvent pas être trouvés dans ce voisinage.

Les deux centres de colonisation sur le Lac Saint-Jean à l’heure actuelle sont Honfleur du côté est du lac et à environ huit milles de l’embouchure de la rivière Péribonca. Cette nouvelle paroisse d’Honfleur, qui a été fondée il y a à peine un an, promet d’être une communauté très prospère. L’âme de la colonie ici est un riche Canadien-Français du nom de Louis Dionne, qui a fait fortune en fabriquant de l’amidon à Acadia, dans le Maine. Il est enchanté par le sol splendide d’Honfleur, et déjà une quinzaine de familles de l’État du Maine ont suivi leurs compatriotes entreprenants vers cette terre du nord du Canada, et autant d’autres viendront l’année prochaine.

Il y a une magnifique force hydraulique à Honfleur, où il y a de belles chutes, et ici, sur la Péribonca, M. Dionne érigera une usine pour la fabrication d’amidon dans sa nouvelle demeure. L’endroit est très beau, bien boisé et plat, et plusieurs citoyens importants de Québec ont acheté des lots, la terre se vendant à trente cents l’acre. Les opérations de défrichage se déroulent rapidement et sur une assez grande échelle.

C’est juste en dessous de la nouvelle paroisse d’Honfleur, sur la Péribonca, que les nouveaux arrivants de Détroit ont été installés il y a quelques années, et bien que quelques-uns d’entre eux aient été mécontents et soient partis, les deux tiers sont restés et sont maintenant parfaitement satisfaits de leur sort sous le drapeau britannique, jouissant des libres institutions de leur Canada natal.

Le deuxième centre du mouvement de colonisation sur le Lac Saint-Jean se trouve sur la Mistassini, à environ dix-sept milles de l’embouchure de la rivière, et du côté nord-ouest de cette immense mer intérieure. Ici, une église a été érigée, les écoles sont en pleine activité, et un air général de prospérité et de contentement règne le long de l’euphonique Mistassini. Il y a trois fromageries et une beurrerie dans la région du Lac Saint-Jean, et l’industrie laitière de la région a pris des proportions très importantes, tandis que le marché local est également très important.

M. Carufel nie l’histoire racontée il y a quelque temps selon laquelle les autorités auraient conçu le projet de localiser une colonie de Doukhobors autour du Lac Saint-Jean. Par conséquent, M. Tardivel perd son temps à écrire les critiques qui ont paru tout récemment dans La Vérité, de Québec. Les touristes, ajoute-t-il, affluent toujours en grand nombre au Lac Saint-Jean, et l’hôtel de M. Beemer à Roberval est aussi populaire que jamais.

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