Louis DIonne

Le récit débute ici. À travers ce personnage historique familial, nous plongeons dans une partie de l’histoire de la famille Dionne, de la région de Péribonka et par le fait même, du Québec. Selectionnez les « Boutons » et les mots de couleur orange pour plus d’informations.
1847

Louis Dionne naît le 2 octobre 1847 à L’Île-Verte, paroisse Saint-Jean-Baptiste. Il est le fils légitime de Pierre Dionne et Angèle Boucher.
1851

À l’age de 4 ans, Louis vit avec ses frères et sœurs : Jean, Pierre et Félicité. Les parents n’y sont pas. On y trouve les noms de Israël, 61 ans*, et Virginie, 24 ans qui sont probablement de la famille Dionne.
*Louis a bien un oncle nommé Israël, mais à cette époque, il aurait 25 ans. Cela ne correspond pas à l’âge indiqué sur ce document : 61 ans. Cependant, des erreurs sont courantes, telles que des fautes de frappe ou malentendus entre anglophones et francophones…
on retrouve Ses parents, Pierre Antoine (30 ans) et Angèle (35 ans) qui vivent avec son frère aîné, Jean-Baptiste Dionne (7 ans).

1861
Dix ans plus tard, vers 14 ans, Louis et sa famille sont réunis sous le même toit : ses parents Pierre et Angèle ainsi que ses frères et soeur: Jean-Baptiste, Jean, Pierre, Félicité, Antoine, Angèle et Louis.
La « séparation » de 1851 dix ans plus tot pourrait être attribuable à la difficulté de cultiver une terre avec quatre enfants en bas âge. Jean-Baptiste, alors âgé de 7 ans, pouvait au moins se tenir debout seul, ce qui lui a permis de rester avec ses parents.
Ces documents frontaliers nous montrent qu’en 1866, Louis traversait la frontière pour se rendre aux États-Unis. Il devint officiellement citoyen américain en 1883.

1869
Louis 22 ans épouse Célina Beaulieu elle aussi 22 ans. Ils auront neuf enfants:
6 Garcons
3 Filles

1880
À 33 ans, Louis et Célina ont parcouru un bon bout de chemin. Ce Recensement de 1880 est la première preuve de résidence de la famille Dionne dans le Maine. On y distingue les nom de Louis et Célina ainsi que de leurs cinq premiers enfants.Louis-fils 10ans , Edouard 6 ans, Mary 4 ans, Tarsile 3 ans, Angel 1 an.
1885-1886
Des Années Difficiles pour la famille.

Le 7 Aout 1885, Ferdinand et Francis, jumeaux, venaient au monde. Leur mère Célina Beaulieu n’a malheureusement pas survécu a l’accouchement. Elle est décédée vers l’age de 37 ans.
Les enfants de Louis perdent leur mère; Louis, Edouard, Israel, Marie, Tharcille, Angel, Ferdinand & Francis ainsi que Joseph, né peu de temps avant, le 19 novembre 1883,
Fait impressionnant, 5 mois plus tard le 7 Janvier 1886 , Louis, 37 ans épouse Célina Thériault, 24 ans. Elle deviendra la mère de mon arrière grand pere Ulysse.
1887-1892
Celina Thériault la nouvelle flamme de Louis, donne naissance a 3 enfants.
Postmaster !

J’accorde le bénéfice du doute à cette page provenant d’une bibliothécaire des archives acadiennes de l’Université du Maine à Fort Kent.
On y trouve le nom de Louis Dionne inscrit le 19 octobre 1897, engagé comme Postmaster, c’est-à-dire Directeur/Receveur des Postes d’Acadia, Maine.
1890
En rapport avec le prochain article du Soleil 1898 faisant état des taxes exagérées, exigées par le gouvernement et les compagnies, voici une publication d’un journal du Maine, « Kennebec Journal » 12 mars 1890. On y lit la valeur des terrain de Louis, 1495$ et un paiment de taxes de 44,85$. La région décrite est K range 2 connor. ce qui correspond au recensement 1880.

Par comparaison, un terrain listé de 275 Acres vaut entre 350 et 450$. La moyenne varie beaucoup mais se situe surtout autour de 2-3 $ l’acre. J’évalue que Louis possédait entre 400 et 700 acres.
Je remarque le Nom Frank Thériault, Père de la 2ieme femme a Louis, Célina Thériault.
Louis est le plus grand propriétaire de terres de ce canton a ce moment, suivant Madigan & Donworth qui possède des terrains d’une valeur de 2700$.
1897

La Société de rapatriement du Lac-Saint-Jean voit le jour. Il s’agit d’une initiative visant à contrer l’émigration massive des Québécois vers les États-Unis et à les inciter à revenir s’installer au Québec. On cherche à protéger la culture Canadienne Francaise et par le fait même l’influence du Clergé.
Pour plus de détails sur la colonisation:
1898

Lire l’article : Le Soleil 6 Aout 1898
Ces années furent marquantes pour l’histoire de Louis. Son nom apparait dans plusieurs articles de journaux traitant de la colonisation a péribonka.
Il semble que depuis son Maine adoptif, Louis fit la rencontre de Mr René Dupont, employé du chemin de fer et agent de colonisation du Lac St-Jean. Mr. Dupont organisa plusieurs conférences dans les communautés canadiennes francaises du nord des États-Unis. Louis Dionne fut un des Agents pour Mr. Dupont et il aida au rapatriement en convainquant plusieurs famille de son entourage à le rejoindre.
Nouvellement arrivés sur leur terre, les colons n’avaient d’autres choses que des arbres pour se batir. Auncuns abris, auncun jardins et l’hiver qui approche rapidement. Édouard Niquet, établi a Péribonka depuis un moment, aida et accueilla les familles a s’intégrer et a survivre.
Dans cet article, on décrit Louis comme étant Maire de Acadia, Maine:
– « Un des plus riches cultivateur de l’endroit. qui se rendra a Péribonka le mercredi prochain ».
Autres Articles de Journaux racontant la fameuse journée « Visite colonisation péribonka » du mercredi 10 Aoùt 1898 :
Article anglais parlant du groupe d’Acadia qui visitera Peribonka demain.
Explique que la visite à Péribonka s’est bien déroulée.
À Lire, très Bel article avec plus de détails qui couvre cet évenement.
1899
Le 19 Avril 1899 Une publication dans La Gazette officielle du Quebec nous renseigne qu’une demande est en cours pour la création d’une compagnie a fonds social nommée : « La Société anonyme de Honfleur sur Péribonka ». Les 6 requérents dont Louis Dionne en seront les principaux actionnaire.


La Défense 1899, Article écrit par l’agent de colonisation, René Dupont décrivant la réussite du mouvement de colonisation au Lac St-Jean. Il demande une augmentation des budgets pour aider a l’établissement des nouveaux colons. Petits commentaires racontant le mouvement de rapatriement de la nouvelle région de Honfleur, dirigé par le curé North Lyndon C.-F. Marsan, Louis Dionne Maire de Acadia et Docteur Laflèche.
Célina Thériault rejoint louis au lac-saint-jean
8 Juin 1899, Journal Le Rapatriement Publie une petite nouvelle sur l’arrivée de Mme Dionne:

-Madame Louis Dionne est arrivée ces jours derniers d’Acadia, Maine, en route pour Péribonka, où elle s’en va rejoindre son mari. Cette femme semble être douée d’une énergie à toute épreuve et d’un courage inébranlable. Il faut bien être courageuse, en effet, pour quitter une résidence princière, où l’on a tout à souhait, et abandonner un village des plus gais, pour aller s’enfoncer dans la forêt et vivre sous l’humble toit du colon. Nous souhaitons que l’ennui reste loin d’elle en son nouveau pays, et nous sommes sûrs que Dieu saura accorder a cette brave femme, qui donne un si bel exemple à nos familles canadiennes, toute la grâce qu’il faut pour supporter les désenchantements et les misères qu’elle aura sans doute à surmonter.
Madame Dionne était accompagnée de son fils, M. Édouard, et de ses deux jeunes filles(Cora et Alma) qu’elle a l’intention de placer chez les Dames Ursulines, à Roberval, l’automne prochain.
26 Juillet 1899

Cet article raconte que l’avancement de l’établissement de la colonie de Honfleur va bon train. On définie Le coeur de cette colonie comme étant Louis Dionne, un riche Canadien-Francais qui a fait sa fortune en produisant de l’amidon, à Acadia. Il y a une magnifique force hydraulique à Honfleur, où il y a de belles chutes, et ici, sur la Péribonca, M. Dionne érigera une usine pour la fabrication d’amidon dans sa nouvelle demeure:
1900
Excursion au lac-st-jean

Nazaire Levasseur rédige un article publié le 27 juillet 1900 qui nous fait vivre la vie de colon. Cet article cîte entre autres, Louis, comme étant un pionier de péribonka. Il y raconte la beauté et la rareté de la région, qui recherche activement des colons.

SHS-P002-S01-D0219
Le Prêtre Bergeron écrit a l’évèque de Chicoutimi, M. Labrecque sur l’état de l’avancement de la construction de la chapelle de Péribonka, et fait part de ses inquiétude sur l’opinion des habitants envers sa personne. Son influence sur les colons n’est pas à la hauteur de ses espérences.
Il nous fait comprendre que que c’est plutot Mr. Louis Dionne exerce cette influence sur les fidèles en instaurant une sorte de « rébellion » , souhaitant reporter a plus tard leur cotisation envers l’église.
À noter, le moyen de pression du prêtre, qui suggère à l’évêque d’exiger la vente des bancs pour subventionner la petite fabrique des habitants qui refusent de payer leur contribution.
1901
PREMIER RECENSEMENT DOMICILIANT LA FAMILLE AU LAC ST-JEAN

La famille de Louis est la 3ième visitée lors de ce recensement de 1901, effectué par le fameux Ed Niquette qui était alors très impliqué dans le développement de la Colonie.
On y lit les noms de Louis, de sa femme Celina et des enfants:
- Louis Dionne, Chef de Famille, 52 ans, né au Canada, Cultivateur, à son compte
- Célina Thériault, épouse, née au Canada
- Joseph, fils, 18ans, né aux usa et immigré au canada en 1900, commis, employé.
- Ferdinand et Francis, fils, 16 ans, né aux usa immigré au canada en 1899, cultivateurs.
- Ulysse, fils, 14 ans, né aux usa et immigré au canada en 1899, cultivateur
- Cora, fille, 11 ans, né aux usa et immigré au canada en 1899, cultivatrice
- Alma, fille, 9 ans, né aux usa et immigré au canada en 1899,cultivatrice
Selon les informations inscrites, tous les membres de la famille sait lire, écrire, parler Anglais et Francais.
Les garcons passent 6 mois a l’école dans l’année et les filles 9 mois.
1902

Le 4 janvier 1902
Cora May Dionne, fille de Louis et Célina, s’éteint à 12 ans. Elle est inhumée trois jours plus tard au cimetière de la paroisse Saint-Édouard-de-Péribonca. Edouard Niquette etait présent ainsi que plusieurs autres.

21 Août 1902
Une Union expérimentale des agriculteurs a choisis ses présidents des différentes parroisses et Péribonka est représenté par Louis. Ces expérimentateurs recevront des échantillons de graines dont ils auront besoin et des renseignements précis sur la manière de conduire les expériences.
23 Aout 1902

Une Lettre Envoyée à Louis, de la Part de Mr. Arthur Vincent, arpenteur, qui offre ses services à la demande d’un certain Mr. Parizeau, Ingénieur du Gouvernement Fédéral. Les Colons demande a faire apenter leurs terrains plus officiellement.
1906

Louis est alors propriétaire de plusieurs terrains. Je soupçonne qu’en tant qu’agent de colonisation chargé de rapatrier plusieurs compatriotes du Maine, il a été parmi les premiers à pouvoir choisir et acquérir des terrains offerts par le gouvernement. L’un de ces terrains sera revendu au Canada. Ce contrat d’achat sera signé par le Premier ministre de l’époque, Wilfrid Laurier.
Ce terrain aura pour vocation soit d’accueillir le futur bâtiment de l’immigration de Péribonka ou permettre l’agrandissement de la cour.
Notons son voisin, Mr. Niquette, qui fera la même chose, c’est-à-dire « vendre » l’un de ses terrains pour la construction de la jetée a Péribonka, pour la modique somme de 1$.
M. Niquette avait certainement le cœur sur la main. Il a été un atout indispensable pour Péribonka. Il a été choisis et s’y est établi à la demande du curé Labelle. Je suis certain de sa générosité et je crois malheureusement que plusieurs personnes ont sans doute profité de sa bonté.
1908
Niquet designe louis comme maire
gazette du quebec conseillé
1909
deces de pierre antoine dionne son père
juge de paix gazette du quebec
1911
recensement de la paroisse de st edouard de peribonka
juge de paix gazette
1916
deces de celina theriault
1917
accident sur une terre a Louis
Louis endosse un pret pour ulysse, banque nationale
1921
louis et ulysse a roberval
1926
La fin d’une époque

C’est le 18 juin 1926, à l’âge de 79 ans, Louis Dionne nous quitte.
Cet article du journal « Le Colon » offre un vibrant hommage à ce pionnier.
Oh Non !
Il y a du travail a faire ici,
Plus à Venir …

